Rencontre avec Benoît Trystram, concepteur rédacteur, spécialisé en événements virtuels et hybrides.

Comment avez-vous vu évoluer le marché ces 2 dernières années ?

A travers l’ensemble des entreprises et agences que j’accompagne, j’ai clairement vu un changement des approches. Après une période de frilosité liée au digital, on a pu voir tous les aspects bénéfiques des événements virtuels. Démultiplication de l’audience, accès simplifié au contenu… Mais il a également fallu réinventer de nouveaux codes pour répondre aux attentes des participants et adapter l’expérience qui était proposé. On n’en parle pas de la même manière à un participant en ligne que dans une salle. Son attention n’est pas du tout la même. Même le timing n’est pas le même.
Il faut donc savoir en jouer pour tirer parti de cette nouvelle donne.

Aujourd’hui, on parle beaucoup du format hybride. Mais on devrait plutôt évoquer les formats hybrides selon vous…

Actuellement, les contraintes sanitaires nous permettent de nous réunir donc il y a un fort besoin de se retrouver. Malgré tout, dans la plupart des cas, il y a cette envie de maintenir une cible élargie et de limiter les contraintes liées aux déplacements.

Côté audience, on ressent aussi le souhait de pouvoir accéder à un événement facilement, en présentiel ou en virtuel. Pourtant, il faut comprendre que cette double audience ne vivra pas du tout la même expérience et cela oblige à repenser profondément les formats et les programmes proposés. En effet, il n’existe pas qu’un seul format hybride donc il faut définir ses objectifs et ses priorités pour son événement afin de trouver le format idéal. On peut parler de 4 différents niveaux d’événements hybrides, des événements hybrides divergents ou convergents, multi hubs…

Bref, chaque cas est différent et cela oblige les organisateurs à connaître toutes les possibilités pour arriver à cibler le bon format d’événement.

Le virtuel, maintenant l’hybride, l’événementiel se transforme très rapidement. Comment suivre ?

La créativité a toujours été une clé dans nos métiers mais nous jouions avec les mêmes instruments depuis plusieurs années. Là, on a complètement redéfini la forme et forcément le fond doit suivre et s’adapter. Il ne s’agit pas de streamer un événement présentiel pour faire de l’hybride, ni de faire un événement virtuel avec un public…

Il devient nécessaire de comprendre les codes particuliers du digital et de l’hybride qui ne sont pas tout à fait les mêmes : comprendre le fonctionnement des participants, appréhender l’outil digital et ses possibilités pour adapter le contenu et la manière de le délivrer de façon optimale. Super challenge !

Les entreprises, les agences, les free-lances, les lieux, les prestataires, tout le monde a fait du chemin depuis un an et demi et on voit des projets de plus en plus aboutis, même si beaucoup restent encore ancrés dans des modèles peu efficaces du fait de leur méconnaissance des nouveaux usages hybrides et digitaux.

La filière événementielle qui a été forcée de s’adapter et de monter en compétences.

Vous avez d’ailleurs apporté votre pierre à l’édifice sur cette nécessité de transformation des professionnels de l’événementiel…

Effectivement ! J’ai co-écrit 2 formations dédiées aux professionnels de l’événementiel pour les accompagner à appréhender ces nouveaux formats. On parle ici de 250 personnes formées en 6 mois. Je suis persuadé que plus nous sommes formés ensemble, plus nous parlons le même langage, plus les briefs reçus et les événements produits seront au service des participants pour de vraies expériences mémorables.

Sur ces 2 formations, l’idée était de permettre une montée en compétence rapide pour mieux comprendre et imaginer des projets événementiels digitaux ou hybrides pertinents. Comment choisir son format ? Comment adapter son programme et son contenu ? Comment le digital fonctionne ? Quels outils pour réaliser ses idées ?… On a voulu associer du théorique et de la pratique pour une mise en application directe à la fin de nos formations. Et c’est aussi un laboratoire d’idées et d’échanges entre professionnels qui est particulièrement riche avec quand même les mêmes questions récurrentes. Ce qui prouve bien la nécessité de se former.

C’est d’ailleurs très encourageant de voir comment l’appréhension du digital et de l’hybride est présente en général en début de formation … et dès la 1ère session, un changement s’opère et on entend une réelle envie de monter des projets 100% digitaux ou full hybride ! Une fois qu’on a une compréhension plus approfondie de ce qui est possible, on retrouve plus de liberté créative dans ce que l’on peut imaginer et proposer. On commence alors à s’amuser avec cette nouvelle palette de possibilités que nous propose désormais l’événementiel.

Votre programme pour la rentrée ? 

De l’accompagnement en conception-rédaction et en rédaction en chef sur du digital et de l’hybride. Environ 50% digital et 50% hybride. Mais aussi le retour des formations DIGIT’ALL et HYBRID’ALL à partir de la mi-septembre.

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